réflexions sur la condition humaine et l'avenir de l'humanité
L’instrumentalisation de l’histoire
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Je n’ai fait qu’effleurer dans « Un clin d’œil des étoiles »
ce que je considère comme un des problèmes majeurs de notre époque.
Quel sens peut-on donner à cette expression : instrumentaliser l’Histoire? C’est se servir des évènements, comme on utilise un instrument en vue d' un résultat. C’est souvent exhumer inlassablement les pages les plus sombres du passé, pour exorciser les démons responsables de ces abominations . Intentions louables certes, en tous cas respectables et conformes à la déclaration des droits de l’homme promulguée après les atrocités de la seconde guerre mondiale.
Mais en invoquant constamment ce passé douloureux et en exigeant réparation, les communautés utilisent ce contentieux pour exercer une pression sur l’opinion. Cette volonté de se présenter comme des victimes, conduit à chercher inlassablement des coupables et à imposer toute prétention communautaire, comme un droit inaliénable. C’est d’ailleurs au moment où les droits de la personne humaine n’ont jamais été autant invoqués, qu’ils sont le plus bafoués sur notre petite planète !!!
L’histoire en effet, c’est le souvenir écrit, la mémoire d’affrontements humains pour le contrôle, par les plus forts, les plus doués. D’où la tentation d’opposer leur conception du bien, leur légitimité historique, au mal absolu incarné par les autres.
L’histoire en effet unit ou divise au gré de ces luttes pour imposer un ordre, une suprématie . Les événements dont elle témoigne ne sont donc pas neutres. Ils portent en eux une charge émotive dont les victimes cherchent à se servir pour influer sur le futur. L’histoire ne repasse pas les plats certes, elle les recompose et les assaisonne avec les ingrédients que les groupes de pression cherchent à imposer.
Ces ingrédients cachent des intérêts politiques, économiques , philosophiques ou religieux que les « lobbys » utilisent pour faire prévaloir leurs propres intérêts et leur vision de l’avenir humain.
Or dans une civilisation où la transmission de l’information par la parole et le numérique est instantanée et mondiale, l’influence de groupes de pression assez puissants pour contrôler ces canaux est quasiment despotique et surtout insidieuse et sournoise.
Le matraquage publicitaire, en répétant inlassablement les mêmes messages, même très brefs, « subliminaux » parfois, est un exemple de ce pouvoir masqué, insinuant que les technologies de l’information amplifient.
La propagande des régimes totalitaires, de triste mémoire, nous a donné la preuve de son pouvoir sur les esprits quand elle flatte des sentiments primaires et démagogiques, ou envisage des O.P.A sur les esprits.
C’est ce pouvoir insidieux, ce détournement de sens au profit de telle ou telle communauté; décuplé aujourd’hui par les technologies de l’information, que je prétend dénoncer dans « Un clin d’œil Des étoiles »