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réflexions sur la condition humaine et l'avenir de l'humanité

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Science ou technoscience ?

Science ou techno science ?

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                            La connaissance scientifique actuelle apparaît-elle comme un élément essentiel de la culture et laisse-t-elle une petite place à la liberté humaine? C’est une question qui pourrait être posée aux bacheliers de Terminale !
                   La réponse n’est pas anodine et sans conséquence. Elle conduit en effet à une image dégradée de la connaissance scientifique, à un relativisme qui absout tous nos renoncements ou à un sens des responsabilités qui nous ouvre l’avenir.

                 La science du XVIII° et XIX°s’était construite sur le principe du déterminisme absolu. La méthode cartésienne du découpage du réel en tranche de plus en plus fines pour en déduire des lois immuables de la matière énergie, donnait aux scientifiques la certitude que tous les phénomènes étaient explicables et prévisibles, selon des lois simples mises en équations. La découverte de Neptune grâce aux calculs de Le Verrier était la consécration de cette hypothèse.

                La science du XX° a fait triompher l’idée de relativité de l’espace temps. La découverte des quanta l’a rendue probabiliste et statisticienne. Un chaos déterministe a remplacé la belle harmonie immuable, image cosmique de la perfection divine.

                  Tout n’était donc pas écrit d’avance et mathématiquement prévisible. Le déterminisme absolu au lieu de conforter la thèse philosophique scientiste, étayait au contraire paradoxalement celle de  « l’intelligent design » !!! Le B.B.aurait ainsi contenu en germe tout l’Univers et programmé mathématiquement notre apparition !

                 Le nouveau déterminisme évolutionniste responsable de l’émergence du vivant, laisse donc une petite place à la liberté créatrice de la Nature. Il faut admettre que les lois de la complexité évolutive ont fait émerger, de niveaux d’organisation en niveaux d’organisation, des êtres aux spécificités totalement différentes de celles de leurs constituants matériels.
                  Le degré de liberté de la Nature peut être baptisé hasard. Mais ce hasard, guidé par la nécessité des « lois de la complexité » a fait émerger la conscience et l’intelligence qui nous rendent peu ou prou responsables de notre « destin » La science, en effet a démontré que la Nature a des potentialités imprévisibles, tel que l’enfant qui vient de naître. Mieux elle a découvert que le temps destructeur, Chronos dévoreur de ses enfants, crée sur les ruines qu’il accumule, de nouvelles structures mieux adaptées aux variations du milieu et douées de potentialités nouvelles .

              Cette prodigalité d’une Nature, à la générosité créative inépuisable, nous stupéfie et nous invite à prendre en main notre avenir.

               L’ idée d’une science vouée à la recherche, non de l’absolu, mais à la connaissance d’un réel, jamais totalement élucidé, toujours à découvrir et surtout à construire et à reconstruire inlassablement, aurait dû s‘imposer. Mais la récupération de la connaissance scientifique, inutile par essence, par la techno- science, pragmatique par définition, a fait triompher l’image ambiguë d’une science qui fascine et effraie à la fois. Elément essentiel de la culture de l’homme du XXI° siècle, ou merveilleux instrument dopant les circuits, de l’économie de marché ? Nous avons choisi la seconde solution qui nous rend esclave des « stupéfiantes » machines que la découverte scientifique a permis de construire.

               Les philosophes présocratiques ont été , semble-t-il, les premiers à explorer cette voie merveilleuse de la connaissance « pure » qui transforme l’utopie la plus invraisemblable en une connaissance des « chemins tortueux » empruntés par la Nature créatrice.

               Un acquis toujours à remettre en question certes, mais combien éclairant, pour la culture qui oriente et donne du sens à l’avenir de notre civilisation. Une réflexion approfondie sur les avancées de la connaissance scientifique nous serait d’un grand secours pour sauver notre civilisation de la destruction. C'est ce que j'ai voulu montrer dans "Un clin d'oeil des étoiles"!

             Ce n’est pas en effet la science qui nous a donné les moyens de nous détruire, mais son avatar, la techno- science, le veau d’or de notre époqque.

            Nous confondons la connaissance des lois de la Nature qui

n’ a pas d’utilisation immédiate, avec l’usage qu’en fait la techno science . Ses conquêtes spectaculaires modifient notre milieu et nous donnent une vision de l’avenir essentiellement consumériste. Nous sommes partagés entre un sentiment de puissance et de maîtrise sur la Nature et en même temps de crainte et même d’effroi, devant les risques mal maîtrisés que comportent les « adaptations » hatives de la techno- science.

           L’image du « génial » inventeur du gadget à la mode, remplacera-t-elle celle du chercheur passionné par la quête d’une vérité partielle et fragmentaire certes, mais qui éclaire nos origines et notre avenir?



               C'est l'axe de réflexion que propose le conte :

                        "Un clin d'oeil des étoiles"

                  de Jean Marcou, édité par Edilivre 

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